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Coronavirus et offres d’emploi en France : les données Indeed au 22 octobre 2021


Le volume d'offres d'emploi sur Indeed France se situait, le 22 octobre 2021, 20,5 % au-dessus de son niveau de référence pré-pandémie du 1er février 2020. Les recrutements reprennent après avoir stagné environ un mois.

Cet article est régulièrement mis à jour afin de suivre les conséquences de la pandémie sur le marché du travail. 

Le volume d’offres d’emploi (une mesure en temps réel de l’activité du marché du travail, corrigée des variations saisonnières) était de 20,5 % supérieur à son niveau de référence pré-pandémie du 1er février 2020 au 22 octobre 2021, chiffre en forte augmentation par rapport à notre point d’il y a deux semaines (+4,9 points). 

Après avoir stagné entre la deuxième partie de septembre et mi-octobre, le volume d’offres d’emploi sur Indeed en France repart donc à la hausse. Rappelons qu’au plus fort de la crise, le volume d’offres avait atteint un point bas à -42,5 % après le premier déconfinement, avant d’entamer sa reprise, pour brièvement rechuter au moment du deuxième confinement en novembre dernier.  

Le graphique en courbes illustre l’évolution en pourcentage des offres d’emploi en France au 22 octobre 2021, par rapport au 1er février 2020, corrigée des variations saisonnières. L’axe vertical indique une échelle de -40 à 20. L’axe horizontal indique les dates, de février 2020 à novembre 2021. Les données, corrigées des variations saisonnières, proviennent d’Indeed.

Une comparaison avec d’autres grands pays développés montre que la France connaît toutefois un redressement assez lent par rapport à l’Allemagne (+39,4 %) et au Royaume-Uni (+34,7 %). Les États-Unis et l’Australie en particulier affichent des progressions impressionnantes de 48,0 % et 71,2 % respectivement par rapport au 1er février 2020.

Le graphique en courbes illustre l’évolution du volume d’offres d’emploi en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Australie au 22 octobre 2021. L’axe vertical indique les pourcentages, entre -40 et 40. L’axe horizontal indique les dates, de février 2020 à septembre 2021. Les courbes individuelles représentent les pays : la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Australie. Les données, corrigées des variations saisonnières, proviennent d’Indeed.

Par ailleurs, des disparités toujours importantes persistent selon les secteurs. Les métiers de la santé et les services de proximité ou à la personne affichent toujours une forte croissance par rapport à leur niveau d’avant-crise. À l’inverse, les recrutements dans le secteur aérien, les mathématiques, l’ingénierie ou le support informatique souffrent toujours de la crise, avec des baisses d’annonces en volume de plus de 15 % à près de 40 % par rapport au 1er février 2020. 

Le tableau illustre les disparités entre secteurs dans les annonces sur Indeed au 22 octobre 2021. La première colonne liste les métiers choisis, la deuxième colonne indique l’évolution par rapport au 1er février 2020 et la troisième colonne précise la variation par rapport au 31 décembre 2020 en points de pourcentage. La première partie du tableau indique les métiers pour lesquels les recrutements reprennent, leur évolution et leur variation ; la seconde partie liste ces mêmes indicateurs pour les métiers dans lesquels les recrutements restent en forte baisse. Les données, corrigées des variations saisonnières, proviennent d’Indeed.

Parmi les 5 familles de métiers qui progressent le plus par rapport à notre point du 8 octobre dernier, trois font partie de celles qui affichent la plus forte croissance depuis le début de la crise : il s’agit des soins infirmiers (+ 22 points), de la garde d’enfants (+ 18 points) et des soins personnels et à domicile (+13 points). Les métiers de la thérapie et de l’accompagnement (+19 points) et de l’hôtellerie et du tourisme  (+17 points) ont également vu leur volume d’annonces augmenter significativement en deux semaines. À l’inverse, certains métiers de services (gestion de projet, architecture, sciences sociales, éducation et formation) ainsi que l’agriculture et la foresterie ont vu leurs offres reculer de 1 à 5 points.

Le tableau présente les 5 familles de métiers les plus dynamiques, à la hausse comme à la baisse, sur les deux dernières semaines disponibles. La première colonne liste les familles des métiers, la deuxième colonne  précise la variation entre les 8 et 22 octobre 2021 en points de pourcentage et la troisième colonne rappelle l’évolution par rapport au 1er février 2020. Les données, corrigées des variations saisonnières, proviennent d’Indeed.

Dans l’ensemble, les métiers du tourisme et de la restauration poursuivent la relance de leurs recrutements, entamée en mai dernier. Ces métiers affichent à présent un volume d’offre supérieur de 44,3 % par rapport au 1er février 2020, mieux que les professions « non essentielles » ou des métiers du bâtiment et de l’habitat (essentiellement composés de l’architecture, de la construction, de l’installation et de la maintenance et de l’immobilier) à 3,2 % et 10,8 % respectivement. Ce sont toujours les professions dites « essentielles » (santé, soins à domicile, transport, logistique, sécurité) qui s’en sortent le mieux avec un volume d’offres en augmentation de 66,3 % en moyenne par rapport au 1er février 2020.  

Le graphique en courbes illustre la reprise des recrutements en France dans différents secteurs et l’évolution, en pourcentage, du volume d’offres au 22 octobre 2021. L’axe vertical indique les pourcentages, entre -40 et 40. L’axe horizontal indique les dates, de février 2020 à septembre 2021. Les courbes individuelles représentent les secteurs : les professions « essentielles », les métiers du bâtiment et de l’habitat, les métiers du tourisme et de la restauration, ainsi que les autres professions dites « non essentielles ». Les données, corrigées des variations saisonnières, proviennent d’Indeed.

Enfin, le contraste entre l’Île-de-France et le reste du pays perdure, puisque la région francilienne affiche une hausse de 9,2 %. Avec la Normandie (16,6 %), la région continue de tirer la moyenne nationale vers le bas : toutes les autres régions se situent au-dessus des 20,5 % de progression du volume total des offres.

Cet histogramme illustre la variation en pourcentage depuis le 1er février 2020 des offres d’emplois sur Indeed, au 22 octobre 2021, par région. L’axe horizontal indique les pourcentages entre 0 et 75 %.

Méthodologie

Tous les chiffres de ce blog correspondent à l’évolution en pourcentage du volume d’offres d’emploi (corrigé des variations saisonnières et lissé avec une moyenne mobile sur sept jours) depuis le 1er février 2020 (notre référence pré-pandémie). Les variations saisonnières de chaque série sont corrigées en fonction des tendances historiques de 2017, 2018 et 2019. Chaque série (nationale, sectorielle ou régionale) est désaisonnalisée séparément. Cette méthodologie, adoptée en janvier 2021, est utilisée pour déclarer toutes les données historiques, qui peuvent donc s’écarter de manière significative des valeurs déclarées avant janvier 2021. Les séries de données sont téléchargeables sur GitHub.

Ce billet de blog repose sur des informations publiques issues du site web Indeed France ou de tout autre pays s’il est mentionné dans le texte. Sauf indication contraire, il est limité à la France, ne saurait être considéré comme une prévision d’événements à venir et comprend des sollicitations d’emplois rémunérés et non rémunérés.