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Coronavirus et offres d’emploi en France : les données Indeed au 21 mai 2021


À l’issue de près de 12 mois de rattrapage, les offres d'emploi en France ont dépassé le 21 mai leur niveau de référence pré-pandémie du 1er février 2020. La reprise des recrutements progresse de 4,8 points par rapport à il y a deux semaines, sous l’effet de la reprise vigoureuse des métiers du tourisme et de la restauration.

Afin de suivre les conséquences de la pandémie sur le marché du travail, cet article est régulièrement mis à jour. 

Le volume d’offres d’emploi – une mesure en temps réel de l’activité du marché du travail – était de 1,7 % supérieur à son niveau de référence pré-pandémie du 1er février 2020, corrigé des variations saisonnières, au 21 mai 2021. Il s’agit d’une forte augmentation par rapport aux -3,1 % d’il y a deux semaines. 

Le redressement des offres d’emploi se poursuit donc à un rythme très soutenu depuis un mois. Rappelons qu’au plus fort de la crise, le volume d’offres avait atteint un point bas à -41,9 % il y a un an, avant d’entamer sa reprise, pour brièvement rechuter au moment du deuxième confinement en novembre dernier  

Une comparaison avec d’autres grands pays développés montre que la France reste néanmoins plutôt en retrait par rapport aux marchés les plus dynamiques. Le marché du recrutement britannique a récemment rattrapé une grande partie de son retard, et le pays fait à présent jeu égal avec la France sur notre indicateur. L’Allemagne fait toujours mieux que la France, avec une progression de 3,4 % au 21 mai, mais l’écart se resserre. Les États-Unis et l’Australie affichent des progressions impressionnantes de 25,9 % et 45,7 % respectivement par rapport au 1er février 2020.

Par ailleurs, des disparités de plus en plus grandes persistent selon les secteurs. Les métiers de la santé, les services de proximité ou à la personne, affichent toujours une forte croissance par rapport à leur niveau d’avant-crise. À l’inverse, les recrutements dans les sciences sociales, le secteur aérien, les activités sportives, les mathématiques ou le génie électrique souffrent toujours de la crise, avec des baisses d’annonces en volume de plus de 30 % par rapport au 1er février 2020. À noter que l’hôtellerie et le tourisme disparaissent des cinq familles de métiers pour lesquelles les recrutements restent en forte baisse.

Et pour cause, puisque les métiers du tourisme et de la restauration relancent leurs recrutements à une cadence impressionnante depuis un mois. Ces métiers n’affichent plus qu’une baisse moyenne de 2,8 % par rapport au 1er février 2020, mieux que les professions « non essentielles » (hors métiers du bâtiment et de l’habitat), qui forment l’essentiel des emplois marchands, toujours à -10,0 %. Les métiers du bâtiment et de l’habitat (essentiellement composés de l’architecture, de la construction, de l’installation et de la maintenance et de l’immobilier) ont quant à eux déjà retrouvé leur volume d’offre d’avant crise (+4,9 %). Enfin, ce sont toujours les professions dites « essentielles » (santé, soins à domicile, transport, logistique, sécurité) qui s’en sortent le mieux avec un volume d’offres en augmentation de 32,2 % en moyenne par rapport au 1er février 2020.  

Sur le territoire, les évolutions restent tout aussi contrastées, et ce contrairement au début de la crise. C’est l’Île-de-France qui est toujours la région la plus touchée, avec 16,7 % d’offres en moins, ce qui représente une amélioration de plus de 3 points par rapport à il y a deux semaines. Outre l’Île-de-France et la Normandie, toutes les régions françaises affichent à présent un volume d’offres supérieur à l’avant-crise. 

Méthodologie

Tous les chiffres de ce blog correspondent à l’évolution en pourcentage des offres d’emploi corrigées des variations saisonnières depuis le 1er février 2020, en utilisant une moyenne sur sept jours. Le 1er février 2020 est notre référence pré-pandémie. Nous corrigeons les variations saisonnières de chaque série en fonction des tendances historiques en 2017, 2018 et 2019. Chaque série, y compris la tendance nationale, les secteurs professionnels et les zones géographiques infranationales, est désaisonnalisée séparément. Nous avons adopté cette nouvelle méthodologie en janvier 2021 et l’utilisons maintenant pour déclarer toutes les données historiques. Celles-ci ont donc été révisées et peuvent différer de manière significative des valeurs déclarées initialement. Cette semaine, une révision trimestrielle, visant à mettre à jour les facteurs saisonniers et corriger les anomalies dans les données, a été appliquée. Les chiffres antérieurs ont été révisés et peuvent donc différer des valeurs initialement communiquées.

Ce billet de blog repose sur des informations accessibles au public sur le site web Indeed France et sur tout autre pays s’il est mentionné dans le billet. Sauf indication contraire, il est limité à la France, n’est pas une prévision d’événements à venir et comprend des sollicitations d’emplois rémunérés et non rémunérés.