Points à retenir:
- Après une baisse plus marquée que d’habitude, la demande de travail reprend de la vigueur et atteint son niveau d’avant-Noël plus tôt que les années précédentes.
- L’intérêt des candidats est au rendez-vous en 2026 : après un recul saisonnier des recherches sur Indeed de -37 % autour des fêtes par rapport à la première quinzaine de décembre, elles atteignent +29 % à la fin janvier.
- Les candidatures pour les rôles de type col blanc ont augmenté de manière dynamique pour des postes dans l’assistance administrative, le marketing et l’éducation/formation, contre une progression limitée dans les ressources humaines, le management, l’ingénierie et le développement informatique.
- Tous les ans, l’activité des candidats reprend de l’élan quelques jours avant celle des employeurs, créant une opportunité à saisir pour les entreprises voulant se démarquer de la concurrence.
Tous les ans, les fêtes de fin d’année marquent un ralentissement du marché du travail – que ce soit dans la publication de nouvelles offres d’emploi, les recherches d’emplois effectuées par les candidats, ou les candidatures envoyées. Le mois de janvier marque typiquement le début de la reprise après la pause hivernale, avec un redémarrage progressif de l’activité de recrutement et, à l’approche du printemps, une montée des besoins saisonniers dans certains secteurs. C’est également le moment où les candidats entament l’année avec de nouvelles perspectives et motivations, donnant ainsi un nouvel élan au marché de l’emploi.
Or cet hiver a été marqué par une situation particulière : l’année 2025, qui s’est achevée sans budget d’État, a vu se généraliser une incertitude notable dans l’économie, due aux tensions et aux bouleversements sur les plans géopolitique, économique et politique. Dans ces conditions de visibilité réduite, les acteurs du marché de l’emploi ont adopté une attitude plus prudente tant du côté des employeurs, avec une réticence concernant les embauches, que du côté des salariés, dont les départs volontaires sont en baisse.
Malgré ces aléas, la pause hivernale a été suivi de la reprise la plus dynamique depuis trois ans : A la fin janvier, le volume d’offre avait regagné son niveau d’avant-Noël, une évolution inédite depuis la saison 2021/22, encore fortement impactées par la crise du Covid-19. Contrairement aux années passées, le creux saisonnier s’est formé sur un niveau de demande de travail déjà nettement affaibli en fin d’année 2025, inférieur de 42 % à son point haut de décembre 2022. Dans ce contexte, le ralentissement saisonnier a encore amputé le nombre de postes à pourvoir de 8 %, conduisant à un point bas historique le 7 janvier 2026, avant d’entamer une trajectoire particulièrement dynamique.

Parmi les métiers porteurs du dynamisme, la restauration et la construction
La reprise globale a été portée par quelques catégories clés qui ont dépassé la moyenne de manière significative : la restauration et les métiers de bouche, par exemple, ont progressé de 12,3 % – une accélération particulièrement marquée, reflétant un secteur en croissance depuis plusieurs années qui est confronté à une pénurie de candidats. Face à ces difficultés de recrutement, publier les offres dès le début de l’année permet aux employeurs d’accroître leur visibilité auprès des candidats disponibles.
La reprise a également été dynamique dans l’assistance administrative (+6 %), la production et fabrication (+5 %), la construction (+3,2 %) et la maintenance et réparation (+2,7 %).
L’évolution favorable dans la production et fabrication reflète une amélioration nette du climat des affaires dans l’industrie en janvier 2026, avec une évolution stable prévue des effectifs ainsi que 14 % des entreprises déclarant que l’insuffisance de personnel limite leur production.

La reprise reste plus timide dans plusieurs domaines, avec un net recul dans l’immobilier (-7,7 % au 31 janvier), ainsi que dans le transport routier, le génie industriel, les métiers de la banque et finance, le transport routier et les soins à domicile (tous compris entre -4,5 et -6 %). Dans les métiers de l’immobilier et des soins à domicile, la baisse temporaire en début d’année a été la plus marquée et la plus durable observée depuis cinq ans – cette baisse se produit toutefois sur un volume d’offres plus important comparé aux autres familles de métiers.
La reprise des recherches sur Indeed ressemble à celle de l’année dernière
Face à ces dynamiques variées, les candidats ont entamé l’année sur un pied plus solide, en suivant une trajectoire similaire aux années précédentes en termes de recherches sur Indeed. Ayant chuté à leur point le plus bas juste après les fêtes – une baisse de -37 % le 26 décembre par rapport au volume enregistré début décembre – les recherches avaient déjà rejoint leur niveau de départ au 7 janvier. À la fin janvier, le volume de recherches dépassait de 29 % la moyenne de début décembre – un dynamisme ressemblant à celui de la saison passée, mais restant loin derrière son point haut de 36 % au 31 janvier 2023.

Pour décrocher un emploi cette année, les candidats ne se contentent pas d’effectuer des recherches : les candidatures déposées sur Indeed ont également repris de la vigueur et dépassent la moyenne d’avant Noël à travers toutes les familles de métier, en moyenne de 16 % au 31 janvier. Les candidatures ont repris de l’élan d’un rythme soutenu dans l’assistance administrative ainsi que pour les emplois de nettoyage et d’assainissement (+23,1 %), suivi de près par l’assistance administrative (22,6 %) et le marketing (22,3 %), la restauration et les métiers de bouche (21,8 %), ainsi que l’éducation et la formation (21,5 %).
Dans l’assistance administrative, l’intérêt croissant des candidats se confronte à une demande de travail encore plus dynamique en ce début d’année, ce qui rend le nombre de candidatures par offre un peu plus favorable pour les candidats. De même pour la restauration et les métiers de bouche : les candidatures ont progressé moins que les offres d’emploi, illustrant une fois de plus les difficultés de recrutement auxquelles sont confrontés les employeurs dans ce domaine.
À l’inverse, en marketing, un nombre croissant de candidats a postulé, mais sur un volume d’offres encore inférieur à celui d’avant Noël, ainsi intensifiant légèrement la compétition entre candidats en ce début d’année.
Comparées à début décembre, les candidatures déposées fin janvier ont progressé, mais de manière moins vigoureuse dans le génie industriel, le stockage et entreposage, le management, le développement informatique et les ressources humaines. Le volume d’offres ayant évolué de manière plus faible pour le génie industriel et le développement informatique, les candidats font face à une compétition légèrement plus intense – à l’inverse des candidats pour postes RH, où l’activité des employeurs a connu un dynamisme légèrement plus fort.

Décalage entre candidats et employeurs : une opportunité à saisir
L’activité des candidats atteint un creux juste après les fêtes, avec un point bas le 26 décembre pour les recherches et le 31 décembre pour les candidatures, avant de rebondir rapidement dès le début janvier pour retrouver les niveaux d’avant-Noël autour des 7-8 janvier. À l’inverse, les entreprises restent plus longtemps en retrait : les nouvelles publications d’offres atteignent leur minimum le 5 janvier, et le volume total d’offres son point le plus bas le 7 janvier. Ce décalage est récurrent et ne relève pas d’effets calendaires spécifiques.
Une opportunité à saisir pour les entreprises, notamment celles atteintes de pénuries de main d’oeuvre : En devançant les traînards de quelques jours seulement, elles pourraient gagner en visibilité et transformer celle-ci en des process de recrutement lancés plus rapidement.

Conclusion
La baisse d’activité hivernale a fait chuter le volume d’offres, déjà relativement faible comparé aux années précédentes, à un point particulièrement bas en ce début d’année. Cette baisse relative et temporaire a été suivie d’une reprise tout aussi vigoureuse : la restauration et les métiers de bouche, notamment, ont rapidement regagné en vigueur pour faire face aux pénuries de candidats. L’activité des candidats montre qu’ils ne se laissent pas décourager d’un marché de l’emploi devenu plus compliqué par endroits : ils cherchent et postulent plus qu’en début du mois de décembre à travers toutes les catégories. Le léger décalage entre la reprise de l’activité des candidats et celle des entreprises laisse entrevoir un potentiel à saisir pour gagner en visibilité : rechercher des candidats lorsque la compétition se concentre encore sur la galette des rois.
Méthodologie
Pour l’évolution des offres d’emploi, des recherches et des candidatures, nous utilisons les données Indeed de 2020 au 31 janvier 2026. Nous indexons l’évolution hivernale sur la base de la valeur moyenne comprise entre le 1er et le 15 décembre de chaque année. Une moyenne mobile sur 7 jours des données quotidiennes est utilisée afin de corriger les fluctuations régulières au cours de la semaine.
Le nombre d’offres d’emploi sur Indeed.com n’est pas un indicateur des revenus ou bénéfices potentiels d’Indeed, qui représente une part importante du segment des technologies RH de sa société mère Recruit Holdings Co., Ltd. Cela s’applique aussi bien aux offres d’emploi payantes que non payantes. Le nombre d’offres d’emploi est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un indicateur de la performance d’Indeed ou de Recruit. Pour plus d’informations sur le chiffre d’affaires du segment des technologies RH de Recruit, veuillez consulter le site web des relations avec les investisseurs de Recruit Holdings et les rapports financiers au Japon.