Situation du marché du travail à la rentrée 2019 : une baisse du chômage et quelques inquiétudes


L’Insee est sur le point de publier le 10 septembre le détail des chiffres de l’emploi salarié pour le deuxième trimestre, ce qui nous permettra de savoir précisément quels ont été les secteurs qui ont bénéficié des créations d’emplois, et surtout si l’industrie, baromètre de la compétitivité du pays, parvient à continuer à tirer profit d’une reprise qui commence à s’essouffler.

Les chiffres de l’emploi seront à rapprocher des chiffres du chômage pour ce même trimestre déjà publiées au mois d’août. Le taux de chômage au sens du BIT a chuté de 0,2 point à 8,5 % en France au deuxième trimestre 2019, inscrivant un nouveau plus bas de dix ans. 

L’annonce de la poursuite de la baisse du chômage en plein milieu du mois d’août avait réjoui la majorité des observateurs. La tendance encourageante pourrait en effet permettre au président de la République d’atteindre son objectif de 7 % de chômage à la fin du quinquennat. Cette baisse du chômage s’était notamment accompagnée d’une progression du taux d’emploi à temps complet (+0,2 point à 54,7 % au T2 2019) et d’une diminution du taux d’emploi à temps partiel (-0,3 point sur le trimestre à 11,3 %). Même l’emploi salarié dans l’industrie, secteur traditionnellement innovant à l’origine de gains de productivité importants mais très sinistré en France, avait maintenu son redressement au premier trimestre (+7 500 emplois, +8 800 emplois au T4 2018) après avoir détruit des emplois pendant une quinzaine d’années depuis 2001. 

Certains aspects restaient néanmoins préoccupants. En premier lieu, le taux d’activité avait baissé. Même si la baisse était modeste (-0,2 point sur le trimestre, à 72 %), elle restait inquiétante pour l’attractivité du marché du travail du français et pourrait in fine avoir joué un rôle dans la baisse du chômage elle-même. En second lieu et parallèlement, l’augmentation du “halo autour chômage”, traduisait le fait que le nombre de personnes considérées comme inactives par la méthodologie du BIT et qui auraient voulu travailler se maintenait toujours à un niveau élevé en France : ces 1,5 million de personnes ne sont pas comptabilisées dans le chômage stricto sensu.

La prochaine publication de l’Insee devrait pointer les secteurs les plus dynamiques et donner ainsi aux chercheurs d’emploi des pistes solides. 

Retour en haut de page

S'inscrire à Indeed Hiring Lab France

Suivre nos actualités